 |
Revue des marchés, mars 2008
 |
Stéphane Gagnon, CFA
Vice-président, gestion de portefeuille
Gestion privée
|
Le marché boursier canadien a connu un recul de 1,5% en mars et de 3,1% année à date. Du côté américain, le S&P 500 a produit un rendement mensuel négatif de 0,6 %, alors que le Nasdaq s’est apprécié de 0,3 %. Depuis le début de l’année, le marché boursier canadien performe mieux que le marché américain, son recul étant beaucoup moins marqué que celui du S&P 500.
Durant la première moitié du mois, le marché a connu un fort repli dû aux graves problèmes de crédit des titres financiers. La réserve fédérale américaine est intervenue en baissant son taux d’escompte de 75 points de base, ce qui a conduit à une forte appréciation du secteur des services financiers. La valeur des banques a cependant diminué de 3,4 %, alors que les compagnies d’assurance, moins exposées au PCAA, se sont appréciées de 1,5 %. Le secteur a ainsi connu un recul global de 1,9 % en mars.
Les interventions des banques centrales ont amélioré le sort des titres de commerce de détail, qui ont connu un gain de 7,5 %. Ces titres ont été très sensibles à la conjoncture économique des derniers mois, et la perspective de l’atteinte d’un creux économique leur a été favorable.
Du côté des matières premières, le prix des métaux non ferreux, tels que le nickel (-5,4 %), le zinc (-15,4 %) et l’or (-4,0 %) ont connu un repli, et ce, malgré la stabilité du cours du pétrole à 101,55 $US le baril. Les titres aurifères du marché canadien ont perdu 8,8 % de leur valeur, et les titres miniers ont baissé de 4,9 %.
Les sous secteurs de l’énergie ont produit des rendements variés. Les titres de service ont obtenu un gain de 8,1 % en mars, influencés par l’excellente performance du prix du gaz naturel (+9,0 %) et d’un regain de l’activité pour la prochaine année. À l’opposé, le recul constant du prix de l’uranium a provoqué une dépréciation sévère des titres du secteur, Cameco étant la moins affectée à -12,2 %.
D’autre part, le secteur de la technologie a nettement surperformé par rapport à l’indice S&P/TSX, son rendement mensuel atteignant 9,0 % grâce à la performance de 12,6 % de Research in Motion. Toutefois, les perspectives de Nortel sont moins prometteuses, le titre ayant connu un recul de 17,5 %.
Avril 2008
|